Le mardi 31 mars 2026, Zelba, illustratrice et autrice franco-allemande de bandes dessinées, nous a fait l’honneur de sa présence afin de rencontrer l’ensemble des classes ABIBAC (qui a un cursus en langue allemande) ainsi que quelques élèves étudient l’histoire de l’art. Elle a créé plus de 13 bandes dessinées, la première sortie en 2009.

Née en Allemagne, Zelba a effectué des études aux Beaux Arts en Allemagne, avant de réaliser un Erasmus d’un an à Saint-Etienne, une ville dans laquelle elle est par la suite restée vivre.

Lors de sa rencontre avec les ABIBAC, Zelba nous a fait part de son parcours, de ses inspirations et des idées retranscrites dans ses BD.

L’autrice a toujours dessiné, et ce depuis son plus jeune âge. Le dessin était une activité qu’elle effectuait avec sa sœur. Ayant toujours eu un crayon en main, elle aime raconter des histoires par le dessin ; c’est pourquoi elle a réalisé des études dans l’art afin de se perfectionner.

Au sein de ses BD, elle aborde différentes problématiques comme la place des femmes dans la société, l’évolution d’une adolescente devenant femme dans le monde d’aujourd’hui, ou encore la thématique de l’euthanasie et des lois autour de cette pratique médicale. Zelba nous explique qu’elle souhaite partager des expériences et des connaissances qu’elle a elle-même vécu afin d’avoir une opinion claire et sincère, plutôt que d’aborder des sujets qui ne la touchent pas directement.

Aussi, le processus de création pour ses bandes dessinées a été expliqué : ayant très peu de BD en Allemagne, Zelba ne découvre cet art que tardivement. Puisqu’elle s’est installée et travaille en France, elle rédige donc les textes de ses histoires en français. Ses débuts étaient compliqués car le français n’est pas sa langue maternelle, c’est pourquoi nous pouvons constater une amélioration au fur et a mesure de la sortie de ses BD car son français, ainsi que ses dessins, se sont améliorés. Par la suite, elle a dessiné les croquis de ses BD.

Les dessins de Zelba sont mis en couleur par l’aquarelle, le crayon de couleur, ou encore par le travail sur ordinateur.

De plus, Zelba aime reprendre ses dessins au calque afin de rependre les mouvements, les traits qui lui plaisent pour les réutiliser dans différents environnements et plans de dessins.

À savoir, certaines de ses BD ont été traduites dans sa langue maternelle, l’allemand, malgré les difficultés de traduction des textes, notamment les jeux de mots qui varient beaucoup entre les deux langues.

Médérie Blondiaux & Kévin Maenner